Archive for September 2016

Allez, on respire un bon coup !

Pour ceux qui ne le savent pas,

le monde va mieux ainsi que le trou dans la couche d’ozone ; bien que ce ne soit pas une raison suffisante pour négliger les bonnes habitudes prises. Une autre bonne nouvelle vient de la part de nos grands décideurs à hauteur des Nations Unies. L’accord de Paris sera officiellement appliqué possiblement avant 2017. Au moment où parait cet article, vous comprendrez aussi que les choses se sont beaucoup activées et qu’il moins de deux mois pour que cette grande avancée ne soit plus un mythe, mais bel et bien une réalité.

Pour ceux qui prennent l’info de cours, il faut peut-être vous aiguiller sur ce qu’est l’accord de Paris. Ce projet vise à faire que toutes les grandes nations œuvrent chacun à leur niveau en vue de stabiliser le réchauffement climatique en dessous du seuil de 2 °C additionnel soit, ce que la planète subissait au début de la révolution industrielle vers la fin du XIXe siècle.

Afin d’y parvenir, il est nécessaire qu’au moins 55 pays totalisant une facture de gaz à effet de serre (GES) industriel d’au moins 55 % sur le plan mondial. Par contre, beaucoup d’entre nous pensent qu’il est question donc du taux de CO2 dans l’atmosphère. Ce n’est pas vraiment ce dont il est question dans l’accord cependant. Il est plutôt question des

  • Hydrochlorofluorocarbures, comme le HCFC-22;
  • Chlorofluorocarbures (CFC) ;
  • Tétrafluorométhane (CF4) ;
  • Hexafluorure de soufre (SF6).

 

Cependant, quand bien même une liste de 60 pays a été obtenue, cela ne totalise pas plus de 48 %. Sous ces conditions, l’accord de Paris n’atteindrait pas l’objectif espéré pour soulager la planète et panser les blessures que nous lui avons faites. C’est la raison pour laquelle d’autres pays se rallieront à cette cause mondiale, humanitaire même. Le 21/09/2016, plus d’une vingtaine de pays additionnels ont soumis leurs rapports visant à mieux servir cette cause. De nouveaux marchés émergents, comme les Émirats Arabes Unis, l’Argentine, le Brésil, le Mexique ou encore Singapour étaient de ceux qui voulaient apporter leur pierre à l’édifice. La Chine et les États unis sont quant à eux les deux plus gros pollueurs du moment ont tout de même rallié cette cause début septembre 2016

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Si pour l’accord, la notion du 2 °C est retenue, tous les pays ralliés ne sont pas tous d’avis que ce taux soit acceptable pour la planète. Les représentants du Costa Rica laissent entendre qu’un objectif de 1.5 °C serait beaucoup plus bénéfique à la planète compte tenu des dégâts déjà faits. Cette prise de position est accentuée par les différentes catastrophes naturelles, directement causées par le réchauffement climatique qui ont atteint le pays. La montée des eaux est une autre des grandes craintes des membres provenant des pays insulaires.

 

Pour les pays restants et qui n’ont pas encore signé l’accord, ils sont libres de le faire jusqu’au 21 avril 2017 soit un an après l’ouverture des signatures pour ce traité.

Quand la rue se révolte

Climat sous tension. À la limite d’un couvre-feu. Affrontements nocturnes quasi quotidiens. Monuments historiques tagués. Routes obstruées…pavés en éclat, vitrines saccagées… Sauriez-vous deviner où nous nous trouvons en ce mois de mai 2016 ? Il est loin le temps du printemps arabe et les révolutions des peuples du moyen n’embrassant pas les mêmes idéaux que leurs dirigeants. Nous ne sommes pas bien loin étrangement ! Nous sommes même dans le pays dit berceau des droits de l’homme… Nous sommes en France…

 

Depuis le 31 mars 2016, le peuple français milite dans les rues contre la nouvelle « loi travail » sans que ce mouvement soit porté ou dirigé par une organisation. C’est la voix du peuple qui se fait entendre contre cette loi jugée trop avantageuse pour les entreprises et menaçant la sécurité d’emploi dans bien des cas. Pour le gouvernement et ceux qui supportent cette nouvelle loi, elle n’a rien qui nuirait au monde du travail, car elle vise à garantir certes, plus de liberté aux sociétés qui embauchent, mais elle permet aussi de protéger les emplois existants, relancer la dynamique de l’embauche en s’attaquant directement au taux du chômage et permet un meilleur équilibre dans les négociations entre employeur et employé.

 

Alors que les Français eux n’y voient rien de positif, a quelque kilomètre de la, Berlin soutient que cette évolution de la loi paraitrait même trop timide s’il fallait comparer à ce qui est mis en place en Allemagne. Pour les voisins des Français, c’est une très bonne chose que d’aller vers ce genre de réformes lourde, mais c’est seulement ainsi que la France pourra jouir d’une meilleure croissance, dynamisera son économie et se rebâtira une réputation au modelé de l’Allemagne.

 

L’Italie pour sa part n’y voit aucun mal non plus, car une même politique plus ferme a été récemment adoptée et les résultats ont suivi progressivement, rassurant notamment la population italienne que c’était une mesure nécessaire pour le pays. Au royaume uni, la politique y est déjà largement libérale depuis de nombreuses années. Raison pour laquelle il ironise même ce drame français.

 

Pendant ce temps-là malheureusement, les Français s’y opposent fermement et il n’est plus question que de manifestation à Paris. D’autres grandes villes de France emboitent le pas et voient leurs groupes de partisans grossir au fil des jours. Les affrontements entre policiers et manifestants également ne semblent pas vouloir diminuer tant en nombre qu’en intensité. Si l’idée étant de se faire entendre, comprendre qu’il y a une forte opposition et faire que le nouveau projet de loi soit soumis à referendum ou rediscutions, il est triste de constater les dégâts que cela cause aux espaces publics dans de hauts lieux du paysage français.

 

L’image du pays en prend un sérieux coup et autant dire que si un dialogue n’est pas rapidement instauré, cette révolte risque de prendre des proportions démesurées et impactera directement la situation économique, sociale, et même le tourisme.

Légalisation vous dites ?

S’il y a bien un chef d’état qu’il faut suivre sur le plan international en ce moment c’est bien Justin Trudeau ! Si ce dernier apparait comme révolutionnaire en tout point (ses idéaux, ses combats, ses prises de positivions…son age et son style plus accessible aux jeunes), il n’en est pas moins que M Trudeau avance souvent sur des terrains minés et hautement controversés. Son gouvernement démarre l’année en grande pompe avec les discussions autour du projet de loi visant à légaliser le cannabis à des fins récréatives.

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Si les partisans de la vieille école sont fondamentalement contre, il faut dire qu’au-delà des convictions profondes de la partie opposantes, il y a aussi un bémol de taille à contrer ! Accéder à ce projet de loi irait potentiellement l’encontre de trois traités internationaux que le Canada a déjà signés par le passé devant l’Organisation des Nations Unies. Ces traités visent tous à faire barrage à la possession ainsi qu’à la culture et vente de cannabis. De ce fait, ces traités couvrent suffisamment de points pour représenter un argumentaire en béton pour tous les opposants pour ce projet de loi.

Pas aussi simple au final de juste avancer avec ce projet de loi car il faudra pas mal de discussions pour parvenir à trouver une structure, formulation ou amendement potentiel des traités afin que ce projet puisse aboutir tout comme cela a été le cas dans certains état d’Amérique.

Sur l’échiquier mondial par contre, pas de réelles prises de position contre ce projet de loi car ce dernier n’est pas encore officiel ni énoncé clairement. Il n’en est pas moins que les organismes luttant contre toute forme de trafic de drogue se montrent de plus en plus inquiets à ce sujet surtout que ce débat, et donc leur combat, risque de s’échelonner sur plusieurs mois encore surtout si le Canada avance le pion des mécanismes de réserves que contiennent les traités signés auprès de l’ONU. Cette manœuvre n’est pas non plus impossible compte tenu du fait que ce n’est pas la première fois qu’un pays signataire d’un traité se verrait aller à l’encontre du même traité signé quelques années après.

C’est ainsi une conjoncture ambiguë dans laquelle se trouvent les acteurs de ce projet de loi. Tous avancent mais toujours en eaux troubles. Il faut donc patienter jusqu’en Avril 2016 environs pour le début des discussions officielles à New York et à ce moment-là, le Canada risque fort d’être appuyé dans sa démarche à ce moment-là par d’autres pays qui tentent de lutter désespérément contre la propagation du cannabis. Faute de moyens, une forme de légalisation, si contrôlée, pourrait bien apporter la solution la plus efficace pour réglementer et potentiellement ralentir plus officiellement le commerce de cannabis.

 

Affaire à suivre !